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La fontaine salutaire - Estampe


Numéro d'inventaire :

1994.19.18.

Désignation du bien :

La fontaine salutaire
Estampe

Auteur :

PERRIN Olivier En savoir plus

Nom : PERRIN
Prénom : Olivier
Biographie : (Rostrenen 1761 - Quimper 1832) Un des premiers sinon le premier peintre de la Bretagne. Il fait ses études de dessin à Rennes, puis à Paris, dans l'atelier de Doyen. La Révolution lui enlève ses appuis et a pour conséquence son retour en Bretagne, d'abord à Landerneau ; il se marie et se fixe à Quimper, où il va enseigner le dessin, menant une vie très retirée. Son oeuvre est double, mis à part les rares sujets religieux comme celui de l'église de Rostrenen : d'une part il peint une séries de toiles inspirées de la vie quotidienne de la région de Quimper, observée simplement dans un esprit qui n'est pas sans rapport avec celui des flamands du XVIIe siècle ; d'autre part il travaille à deux grandes séries de gravures, l'une étrangère à la Bretagne "La Galerie chronologique et pittoreque de l'histoire ancienne", l'autre profondément bretonne, puisqu'il s'agit de suivre Corentin, paysan de Cornouaille, de sa naissance à sa mort, à travers les coutumes, les travaux, les épisodes joyeux ou tristes de sa vie. Perrin a accumulé notes et croquis, préparé de nombreuses planches, mais la première éd. en 1808, est un échec et c'est après sa mort que son fils publiera en 1835-1836, cette "Galerie bretonne"(120 planches). L'oeuvre peint et l'oeuvre gravé forment un document d'une importance exceptionnelle sur la vie des campagnes bretonnes au début du XIXe siècle. (DELOUCHE D., Peintres de la Bretagne, p.334)

Epoque, datation :

1800 : ca

Lieu de création :

Quimper

Auteur :

MARESCHAL L. En savoir plus

Nom : MARESCHAL
Prénom : L.
Biographie : Fit ses études au collège de Saint-Brieuc, reçu docteur-médecin à la Faculté de Paris, en 1793 et ensuite chirurgien-major de la 406e brigade, il quitta le service deux ou trois ans après pour venir se fixer, vers 1796 à Quimperlé. Il résida jusqu'en 1815 à Pont-L'Abbé puis Saint-Brieuc jusqu'en 1819, Paris (1830), Poitiers (1836), Saint-Brieuc (1843). Il commença avec Perrin la publication de l'ouvrage "galerie des moeurs, usages et costumes des Bretons de l'Armorique" (Paris, L.P. Dubray, 1808, 4 livraisons in folioa vec 24 planches) mais ces deux auteurs ne poursuivent pas cet ouvrage qui fut exécuté plus tard par Alexandre Bouët en 3 vol., in 8°, avec de nombreux dessins, sous le titre "Galerie Bretonne" (Paris, Isidore Person, 1835). Mareschal, en tant que Président de la Société épicurienne du Finistère, fut l'un des plus abondants et des plus spirituels fournisseurs de "La Muse bretonne", recueil poétique publié à Brest en 1809, 1810 et 1811.

Epoque, datation :

1808

Lieu de création :

Paris

Domaine :

Estampe

Matière :

Papier

Technique :

Eau-forte

Libellé :

Eau-forte sur papier

Mesures :

F, Hauteur en cm : 27,1 ; F, Longueur en cm : 35,3 ; G, Hauteur en cm : 18,2 ; G, Longueur en cm : 23,2

Description :

L. Mareschal décrit ainsi la scène : "Depuis trois ou quatre mois Corentin a la fièvre : les amulettes n'ayant point procuré de guérison, la mère se décide à faire une "neuvaine" au Saint protecteur de la fontaine dont les eaux guérissent de la fièvre. Elle a, suivant l'usage, loué trois mendians pour aller prier neuf jours de suite auprès de la source sacrée. Elle s'y est rendue elle-même accompagnée d'une servante, et portant son fils sur ses bras. Nous la voyons, dans l'Esquisse, tenant Coretin tout nu, au moment ou la servante va lui passer une chemise qu'elle vient de tremper dans l'eau salutaire. L'enfant, aux approches du linge froid et mouillé, crie et cherche à l'éviter ; mais il faut que le voeu s'accomplisse, et bon gré ,mal gré, le petit malade endossera la chemise copieusement imbibée de l'onde fébrifuge. Une vieille mendiante vient d'allumer une petite bougie qu'elle attache aux pieds du Saint. Sur le devant de la scène, une autre vieille, mendiante aussi, a les mains jointes et prie. Un troisième pauvre est à genoux en face de la statue. Ce trio de mendians est celui payé par la mère de Corentin. Une femme que l'on voit se lavant le visage avec un linge mouillé, est aussi malade de la fièvre ; son ablution terminée, elle ira plonger ses pieds dans le petit bassin d'eau vive qui fournit au mendiant celle qu'il porte à ses yeux. L'ecuelle placée sur la pierre auprès du Saint, est destinée à recevoir les offrandes des fidelles."

Bibliographie

Olivier Perrin (1761-1832) En savoir plus

Notes bibliographiques : Catalogue d'exposition "Olivier Perrin (1761-1832)", Pascal Aumasson, André Cariou - Saint-Brieuc / Quimper, éd. Musée d'Histoire de Saint-Brieuc / Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1989 - Tamil 02162
p.57, n°78

Exposition

L'Enfance en Bretagne au XIXe siècle, mdb 1995 En savoir plus

Notes d'exposition : "L'Enfance en Bretagne au XIXe siècle" - Quimper, Musée départemental breton, 23 juin - 1er octobre 1995

Situation de l'objet :

Non exposé