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Une lavandière de la nuit - Estampe


Numéro d'inventaire :

2005.18.2.

Désignation du bien :

Une lavandière de la nuit
Estampe

Auteur :

URVOY Jean En savoir plus

Nom : URVOY
Prénom : Jean
Biographie : (Dinan,1898-1989) Artiste autodidacte, Urvoy s'était initié vers 1928 à la gravure sur bois, à travers le manuel de Maurice Busset , et auprès de Gaspard Maillol (1880-1945) avec la gravure duquel la sienne, sculpturale et rude, montre une parenté. En 1935, l'imprimerie du quotidien rennais L'Ouest-Eclair éditait les "Pardons", réunion, préfacée par Roger Vercel, de douze grands bois de Jean Urvoy, qui avait publié l'année précédente, à Dinan, ses seize "Images de la Rance". Entre 1934 et 1938, il grava, ainsi que le rapporte sa fille et biographe, avec assiduité et presque acharnement. Les bois de cette première période - vues de Dinan et du Trégor (Saint-Michel-en-Grève et ses environs) - rappellent ceux de plusieurs contemporains tels que Constant Le Breton (1895-1985) ou Jean Lebedeff (1884-1972), connus pour leurs collaboration au Livre de demain. La large diffusion de cette collection contribuait à diffuser un style de gravure à la fois descriptif et empreint d'une sorte de "naïveté" volontaire, recherchée dans la simplification du dessin gravé dans le bois de fil. Avec la guerre et la captivité, Urvoy abandonna la gravure sur bois - se consacrant surtout à la gouache - pour ne la reprendre que dans les années 1960. Il évoqua alors, dans des planches parfois de très grand format, la complainte du soldat des deux guerres qu'il avait connues, la Passion du Christ et ses dernières Paroles, des épisodes de la légende bretonne de la Mort, mais aussi le monde du cirque, la mer et surtout le Trégor rural des métiers et des hommes, fixé dans son souvenir. La tonalité sombre de ces oeuvres, leur inspiration humaniste et souvent poignante, un trait délibérément heurté et qui ne recherche pas l'élégance, relèvent d'un expressionnisme parent de celui du Belge Frans Masereel, dont le rapprochait la conception même de son art : la gravure, disait-il, est " l'arme du pauvre, une arme de combat ". Jean d'Urvoy, dont l'oeuvre xylographique compte cinq cent trois planches, gravait encore à quatre-vingt dix ans, obéissant "au besoin impérieux de graver, besoin qui ne supporte aucun retard". Ph. Le Stum, extrait de : "Impressions bretonnes, la gravure sur bois en Bretagne (1850-1950)", Quimper, Musée départemental breton/Editions Palantines, 2005.

Epoque, datation :

1960 : après

Domaine :

Estampe

Matière :

Papier

Technique :

Gravure sur bois

Libellé :

Gravure sur bois de fil

Mesures :

F, Hauteur en cm : 33,4 ; F, Longueur en cm : 23,2 ; G, Hauteur en cm : 32 ; G, Longueur en cm : 15,6

Description :

Evocations du légendaire de la mort et de l'Ankou : légende des lavandières de la nuit.

Situation de l'objet :

Non exposé