Prélèvements aux réserves !

Parmi les nombreuses activités du musée, certaines se font plus discrètes en attendant d’être dévoilées aux visiteurs…

Parmi celles-ci, la préparation d’expositions et d’évènements aux petits oignons ! Plus précisément, en ce moment nous vous préparons une exposition… au poil ! De la bête à l’habit ouvrira le 2 juin 2023.

Nous explorerons le lien entre le vêtement et l’animal dans les collections textiles du musée. Comme pour nos vêtements contemporains, les animaux sont bien souvent présents dans les matières employées (laine, cuir, soie, etc.) mais aussi dans les motifs ou appellations. Toutefois, à la différence de nos vêtements actuels, les costumes anciens ne possèdent pas d’étiquette qui liste les matières employées. Bien souvent l’œil exercé suffit pour déterminer l’origine de la matière, distinguer s’il s’agit de laine, ou de coton par exemple. Parfois, une approche plus complexe est nécessaire.

Lorsque c’est le cas, le musée s’associe avec plusieurs laboratoires de recherche pour déterminer l’origine animale de certaines matières employées dans les costumes, cuir et feutre de poils notamment. Cette fois, nous sollicitons trois organismes : le C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France), le CRC (Centre de Recherche sur la Conservation qui est une unité de service et de recherche associant le CNRS, le Muséum national d’Histoire naturelle et le ministère de la Culture), et enfin une unité mixte de Parmi les nombreuses activités du musée, certaines se font plus discrètes en attendant d’être dévoilées aux visiteurs… recherche de l’école d’ingénieurs ESPCI (École supérieure de physique et de chimie industrielles).

Parmi les analyses effectuées ; l’analyse protéomique. De minuscules éléments de matières sont prélevés sur un objet, pour analyser les protéines présentes. Par comparaison avec des références connues, cela permet de déterminer l’origine animale des fibres prélevées. Nous espérons ainsi découvrir – entre autres - si les ceintures de nos collections sont en cuir de chameau, comme le prétend une tradition orale, et si nos chapeaux bretons sont bien en feutre de poils de castor et de taupe !


Verdict le 2 juin !