Plomodiern, la chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom et le calvaire - Plaque photographique

Numéro d'inventaire

1998.7.268.

Désignation du bien

Plomodiern, la chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom et le calvaire

Désignation du bien

Plaque photographique

Auteur

SOREAU Abel

  • NomSOREAU
  • PrénomAbel
  • BiographiePaimboeuf (Loire-Atlantique), 13-12-1845 - ?, 1909
    Prêtre (ordonné en 1869). - Collecteur et transcripteur de chansons traditionnelles. - Compositeur de musique religieuse. - Professeur d'allemand et maître de chapelle au Collège Saint-Stanislas de Nantes. - Photographe amateur.
    Professeur à Nantes au collège Saint-Stanislas, le chanoine Abel Soreau y enseigne la musique et se passionne pour la composition et le chant ; on lui doit notamment « Les vieilles chansons du pays nantais », recueils publiés entre 1901 et 1908.
    Il a légué à la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique près de 5 000 clichés sur plaques de verre réalisés pour la plupart entre 1885 et 1905. Ils constituent une base documentaire de premier ordre tout en révélant un talent artistique indéniable chez leur auteur qui a parcouru Nantes et la Loire-Atlantique, la Bretagne où le Finistère est particulièrement bien représenté, la basse Normandie, plusieurs provinces françaises ainsi que quelques pays étrangers (Suisse, Italie, Grèce, Egypte...). La plupart des photographies représentent des monuments ou des sites, quelques groupes sculptés ou pièces d'orfèvrerie religieuse d'exception, plus rarement des scènes animées. Mais l’époque de leur prise de vue en fait un témoignage unique d’un patrimoine aujourd’hui disparu et autant de documents utiles tant aux chercheurs qu’au simple amateur du passé.
    Destiné à la projection, le fonds de 268 plaques de verre conservé au musée départemental breton est une sorte de pérégrination à travers le Finistère architectural et patrimonial. Partant de Quimperlé et de ses environs, le photographe excursionne en Cornouaille : Pont-Aven, Concarneau, La Forêt-Fouesnant, Quimper, Guengat, Plonévez-Porzay, Douarnenez, Locronan, Pont-l’Abbé, Penmarc’h, Saint-Jean-Trolimon, Confort-Meilars, Pont-Croix, Audierne, la Pointe du Raz... Puis viennent les grands sites du centre du département : Pleyben, Châteaulin, Saint-Ségal, Châteauneuf-du-Faou… Dans le Nord Finistère, les enclos paroissiaux, les portes triomphales et les curiosités architecturales n’échappent pas au regard expert d'Abel Soreau (Guimiliau, Lannedern, Loqueffret, Sizun, Lampaul-Guimiliau, Saint-Thégonnec…). Il se rend également dans les grandes villes du département : Brest, Morlaix, Saint-Pol-de-Léon… Le voyage se termine par quelques vues de Roscoff et Saint-Jean-du-Doigt.
    Patrimoine religieux (orfèvrerie, statues en bois, jubé, retable…), patrimoine architectural (églises, cathédrales, petites chapelles nichées dans la verdure), enclos paroissiaux, calvaires, sites mégalithiques, quelques rares scènes de la vie quotidienne (foires et marchés), quelques vieux Bretons portant le costume de la fin du XIXe siècle, mais surtout de très beaux et rares clichés de pardons et de processions (Sainte-Anne-la-Palud, Le Juc’h)... tels sont les grandes thématiques évoquées dans ce très intéressant fonds photographique.

Epoque, datation

1890-1900 : ca

Lieu de création

Plomodiern

Domaine

Plaque de verre / Négatif

Matière

Verre

Technique

Gélatino-bromure

Libellé

Photographie sur gélatino-bromure posé sur verre

Mesures

Hauteur en cm : 9

; Largeur en cm : 12

Description

Façade de la chapelle Sainte-Marie du Menez-Hom, avec porche-clocher renaissance et ses trois étages de balustrades superposées, construites à des dates différentes échelonnées de 1668 à 1773, surmonté d'un dôme à lanternon imité de ceux de Rome. Sur le placître, un calvaire à trois croix indépendantes, avec statue de Marie-Madeleine au pied du fût central.
Le calvaire de Sainte-Marie-du Ménez-Hom, daté de 1544 est édifié au cœur de la période pendant laquelle on voit éclore, en Finistère à la limite du Léon et de la Cornouaille, notamment dans les enclos paroissiaux, des calvaires à deux croisillons, en kersanton dont la majorité répondent à la même organisation donnant place à deux statues géminées (avec la Vierge et Jean sur la face occidentale), les deux cavaliers de la Passion, une Pietà ou Déploration au centre et un Christ au lien sur l'autre face, et enfin Marie-Madeleine agenouillée au pied de la Croix . Il y a donc reprise par les ateliers de sculptures d'un modèle, jamais copié mais toujours développé.

La statue, indépendante du socle, montre Marie-Madeleine agenouillée, le visage levée vers le Christ en croix.
Sa posture et sa robe la rapprochent de la statue de Marie-Madeleine au pied du calvaire nord de Pencran antérieur (1521), dont elle ne diffère principalement que par l'absence de foulard.

Utilisation / destination

Projection

Situation de l'objet

Non exposé